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Carlos Taveira (Piri)

La traversée des mondes

La traversée des mondes

2011

Les Éditions L'Interligne, Ottawa, Canada, 2011.
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Roman, 568p, ISBN 978-2-923274-83-6
Les aventures très romancées du premier homme noir à laisser une empreinte dans l'histoire canadienne.


Une rencontre… Il ne faut guère plus que deux personnes qui frottent ensemble leur vie comme des bâtons pour que le feu prenne et que l’imaginaire démarre sur les chapeaux de roues. Mais cette rencontre a lieu à deux époques différentes : la Nouvelle-France au tournant du 17e siècle et Montréal en l’an 2000. L’un s’appelle Mateus da Costa, il est originaire du Congo et sera considéré comme le premier Noir à mettre le pied en Amérique du Nord. L’autre, Mario Estéban, est un exilé politique chilien qui a choisi le Québec pour refaire sa vie. Au départ, ils n’ont rien en commun, l’un existe sur disquette, l’autre se cherche un emploi.Notícia em português


Notícia em português
Princípios do século XVII. Mateus da Costa existiu e foi o primeiro homem negro a marcar a história do Canadá. Nome português, homem livre, foi engajado pelos franceses como interprete das línguas índias do litoral canadiano. Pouco se conhecendo da sua vida, maior parte da intriga é imaginada. Megumaagee é o nome que os índios micmac davam ao seu país.
(Este livro é a tradução revista, melhorada da primeira edição do autor: Mateus da Costa e os Trilhos de Megumaagee, Texto Editores, Lisboa, 2006)


Extrait


«Pointant un des canots, un des hommes attira l’attention de Mateus :
— Kwitn, dit-il, mimant les gestes d’un pagayeur, après quoi il tapota ses biceps d’un sourire malicieux, voulant dire : " Tu vas en avoir besoin. " [...]
Poussés par la force des bras, ils se trouvèrent bientôt loin de la plage, encastrée dans les falaises. Les cinq kwitn, chargés de peaux, chiens, coquillages, sacs, massues, haches, couteaux, arcs, carquois, pots, paniers et, évidemment, des produits de l’expédition de pêche, sillonnèrent l’océan dans une route parallèle à la côte.[,,,]
Néanmoins, Mateus da Costa avait été éduqué par le ManiSoyo, son oncle, qui lui avait appris à se montrer impassible devant le danger, à faire de la peur une boule roulée dans le bas-ventre, et à lever la tête en défi arrogant. Petit à petit, et sans s’en rendre compte, il arrêta de penser à la douleur, se fusionnant à la chorégraphie rythmée des kwitn. Les rires des autres devinrent rares jusqu’à l’extinction, le souffle fort des pagayeurs s’intégra au bercement hypnotique des bateaux et une euphorie méconnue s’appropria de la poitrine de Mateus. Le temps s’était arrêté !»





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