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Carlos Taveira (Piri)

Mots et marées, tome 1

Mots et marées, tome 1

2014

Les Éditions L'Interligne, Ottawa, Canada, 2014.
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Roman, 560p, ISBN 978-2-89699-392-5
L'histoire Pedro da Silva dito o Português. Primeiro mensageiro real do Canadá na Nova França e transportador geral de mercadorias.


Pedro Da Silva est traditionnellement considéré par Postes Canada comme le premier facteur canadien. Il naquit à Lisbonne vers 1647, s’installa au Canada vers 1673, maria Jeanne Greslon dite Jolicœur, une Canadienne avec laquelle il eut une nombreuse descendance. Il décéda à Québec le 2 août 1717. Il est l’ancêtre de tous ceux qui portent le nom Dassylva (et ses dérivés) et d’une bonne partie des « Portugais ».
Le roman s’ouvre sur l’arrivée de Pedro Da Silva à Québec et raconte son parcours de vie en compagnie de nombreux personnages historiques ou fictifs. Du même souffle, on dévoile l’existence d’une communauté oubliée : cinq habitants portugais, qui ont vécu à Charlesbourg, Beauport et Québec. L’intrigue repose sur des faits connus de la vie de Pedro Da Silva, dont les nombreux vides sont comblés par l’imagination.
Le lecteur traverse quelques évènements marquants des débuts de l’histoire canadienne : l’arrivée de Frontenac, la guerre avec les Iroquois, l’attaque des Bostoniens à Québec, le danger des voyages sur le Saint-Laurent… 
Les Indiens sont omniprésents, et un effort a été fait pour respecter la nomenclature originale des nations autochtones, en tenant compte des factions britannique et française. Ainsi, on utilise la désignation Wendats au lieu de Hurons, Nundawaonos ou Tsonnontouans plutôt que Sénèques ou Sénécas. Les rapports entre Pedro et sa bouillante épouse, Jeanne Greslon dite Jolicœur, occupent une place importante dans cette prose qui relève de l’uchronie, un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire.


Notícia em português
Fins do século XVII, princípios do século XVIII. Pedro da Silva dito o Português (dit le Portugais), natural de Lisboa, desembarcou na cidade de Quebeque em 1672/73. Ali casou com uma canadiana, tiveram15 filhos. O homem foi o primeiro Mensageiro do Rei do Canadá e deixou o seu nome a uma descendência de milhares de canadianos francófonos: os Dassylva ou Da'Silva. Os correios canadianos emitiram um selo comemorativo. Romance baseado inteiramente na sua vida, segundo os documentos de arquivo, o leitor trava conhecimento com outros quatro portugueses contemporâneos de Pedro da Silva, estabelecidos na mesma cidade, vindos da Madeira, Açores, Braga e Lisboa.


Extrait

« — Si un jour on devait élire nos dirigeants au lieu d’obéir à la volonté de Sa Majesté ; si on pouvait choisir n’importe quelle secte hérétique comme foi légitime ; si on encourageait les femmes à être déshonorées avant la nuit de noces et à avoir des enfants illégitimes ; si on
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enlevait le caractère sacré du mariage et que l’homme et la femme vivraient dans le concubinage comme des bêtes ; si nos enfants grandissaient dans la désobéissance et l’indiscipline… Si l’homme vivait avec l’homme, comme l’homme vit avec la femme… Si même les chapons avaient une âme… Alors ce serait le royaume de Satan sur terre ; tu comprends, Pierre Dupuy ? En regardant ton visage picoté, je me demande si notre vénérable mère Marie de l’Incarnation n’avait pas raison : il est plus facile de tourner un Français en Sauvage que l’inverse. Mais Dieu, qui est si grand et si puissant, ne permettra jamais que notre bon peuple chrétien soit contaminé par cette manière diabolique de vivre… Jamais !
— Tu as oublié le partage, ajouta Kondiaronk d’un sourire lunaire, entouré des guerriers wendats aux sourires rougis par le feu de camp.
— Le partage ! Les fainéants auront le droit de vivre aussi bien que les gens travaillants. De s’approprier même des propriétés que Dieu a léguées aux gens de condition…Si un jour on devenait comme cela, on pourra nous traiter de Sauvages…
— Je te dis, prêtre, continua Kondiaronk élargissant davantage son sourire, qu’il fait très bon vivre comme ça. J’ai le sentiment qu’un jour les Blancs vivront comme nous.
En guise de réponse, le prêtre produisit un furieux moulinet de signes de croix sur sa poitrine. Cramoisi par la colère, il tourna ostensiblement son dos à Pierre Dupuy et Kondiaronk et rampa pour entrer dans son dôme où il s’accrocha à son rosaire. »





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